NB.JOURS.OUVRES Excel : jours ouvrés, fériés + 7 exercices
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La fonction NB.JOURS.OUVRES compte le nombre de jours travaillés entre deux dates. Elle exclut automatiquement les samedis et les dimanches, et peut aussi retirer les jours fériés que vous lui fournissez. Sa syntaxe minimale : =NB.JOURS.OUVRES(date_début ; date_fin).
Attention à un détail qui fausse beaucoup de calculs : les deux dates sont incluses dans le décompte. Du lundi 2 au vendredi 13 mars, la fonction renvoie 10, pas 9.
Ce tutoriel couvre le calcul des jours ouvrés dans tous ses cas d'usage : congés, délais de livraison, jours ouvrés par mois, semaines de six jours, et surtout la gestion des jours fériés français
Au sommaire de ce tutoriel
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Le classeur reprend les sept exercices du tutoriel, classés du plus simple au plus difficile : jours ouvrés simples, jours calendaires, exclusion des fériés, jours ouvrés du mois, week-end personnalisé, date d'échéance et taux d'avancement. Il contient en bonus un onglet « Jours fériés » qui calcule les onze fériés français de n'importe quelle année à partir d'une seule cellule, algorithme de Pâques inclus.
À quoi sert la fonction NB.JOURS.OUVRES sur Excel ?
Soustraire deux dates donne un nombre de jours calendaires, week-ends et fériés compris. C'est rarement ce que l'on veut en entreprise : un délai de traitement, un solde de congés ou une charge de projet se comptent en jours travaillés.
NB.JOURS.OUVRES fait ce travail en une formule. Les usages qui reviennent le plus souvent :
décompter les jours de congés réellement pris par un collaborateur ;
mesurer un délai de traitement contractuel entre une commande et sa livraison ;
calculer la capacité de production d'un mois ou d'un trimestre ;
suivre l'avancement théorique d'un projet à une date donnée ;
vérifier le respect d'un délai légal exprimé en jours ouvrés.
Un mot sur le vocabulaire, source de confusion permanente. Les jours ouvrés sont les jours effectivement travaillés, généralement du lundi au vendredi : c'est ce que compte cette fonction. Les jours ouvrables incluent le samedi, soit six jours par semaine. Excel n'a pas de fonction native pour les jours ouvrables : nous verrons comment les obtenir plus bas.
Syntaxe de la fonction NB.JOURS.OUVRES
=NB.JOURS.OUVRES(date_début ; date_fin ; [jours_fériés])date_début : la date de départ de la période. Argument obligatoire, incluse dans le décompte.
date_fin : la date d'arrivée. Argument obligatoire, incluse elle aussi.
jours_fériés : une plage de cellules contenant les dates à exclure en plus des week-ends. Argument facultatif, mais c'est lui qui fait toute la valeur de la fonction.
Si la date de fin est antérieure à la date de début , la fonction renvoie un nombre négatif plutôt qu'une erreur. C'est pratique pour détecter une inversion de saisie, mais cela peut passer inaperçu dans un tableau de bord.
Compter les jours ouvrés sans les week-ends
Le cas de base ne demande que les deux premiers arguments. L'exercice 1 du fichier, « Donnée RH : les jours ouvrés d'une période de congés », vous fait compter les jours ouvrés d'une demande de congés. Il est déjà résolu et vous sert de modèle.
Exercice 1 : Donnée RH : les jours ouvrés d'une période de congés
Objectif : compter les jours ouvrés d'une demande de congés, week-ends exclus.

=NB.JOURS.OUVRES(C7 ; C8)
C7 : date de début de la période.
C8 : date de fin de la période.
Résultat : 10 pour deux semaines pleines
Vérifiez toujours ce résultat sur une période que vous connaissez : deux semaines complètes doivent donner 10, une semaine 5. Si vous obtenez 9 ou 11, c'est que l'une des bornes n'est pas la date que vous croyez, ou qu'une de vos cellules contient du texte plutôt qu'une vraie date.
Exclure les jours fériés du calcul
C'est le troisième argument qui transforme cette fonction en outil réellement utilisable. Vous lui fournissez une plage contenant vos jours fériés, et ils sont retirés du décompte.
L'exercice 3, « Donnée Gestion de projet : exclure les jours fériés », traite une phase d'avril dans laquelle tombe le lundi de Pâques.
Exercice 3 : Donnée Gestion de projet : exclure les jours fériés

Objectif : compter les jours réellement travaillés d'une phase de projet, jours fériés compris dans l'exclusion.
=NB.JOURS.OUVRES(C21 ; C22 ; Feries)
C21 : date de début de la période.
C22 : date de fin de la période.
Feries : plage contenant les dates des jours fériés à exclure du calcul.
Il s'agit généralement d'une plage nommée créée dans Excel.
Exemple : la plage Feries peut contenir
Deux comportements à connaître, et ils sont plutôt bien pensés :
un jour férié qui tombe un samedi ou un dimanche n'est jamais déduit deux fois ;
un jour férié situé hors de la période n'a aucun effet. Vous pouvez donc passer une plage couvrant dix ans sans risque.
En pratique, nommez cette plage une fois pour toutes. Dans le fichier d'exercices, elle s'appelle « Feries » et fonctionne dans n'importe quelle formule du classeur, sans avoir à retaper les coordonnées ni à jongler avec les références absolues.
Construire une table des jours fériés français automatique
La plupart des tutoriels vous disent de « saisir la liste de vos jours fériés ». C'est le point faible : il faut la ressaisir chaque année, et huit fériés français sur onze dépendent de la date de Pâques, qui change tous les ans.
Les huit dates fixes se calculent directement à partir d'une cellule contenant l'année :
=DATE(Annee ; 1 ; 1) → Jour de l'An
=DATE(Annee ; 5 ; 1) → Fête du Travail
=DATE(Annee ; 7 ; 14) → Fête nationaleRestent les trois fériés mobiles : le lundi de Pâques, l'Ascension et le lundi de Pentecôte. Une fois Pâques connue, ils se déduisent par simple addition.
Lundi de Pâques = Pâques + 1
Ascension = Pâques + 39
Lundi de Pentecôte = Pâques + 50Calculer la date de Pâques
Méfiez-vous des formules courtes qui circulent sur le web : plusieurs d'entre elles reposent sur des détournements de la fonction MINUTE et donnent des résultats faux selon les versions. Nous avons testé l'une des plus répandues, elle se trompait de dix jours sur 2026.
La méthode fiable est l'algorithme de Meeus, qui décompose le calcul en une dizaine d'étapes simples avec ENT et MOD.
Le fichier à télécharger l'implémente dans son onglet « Jours fériés » : vous changez l'année dans une seule cellule jaune, et les onze dates se recalculent. Nous l'avons vérifié sur cinq années de référence, dont Pâques 2026 au 5 avril et Pâques 2027 au 28 mars.
Une fois cette table en place, mettez-la dans un tableau structuré et nommez sa colonne de dates. Vous disposez alors d'un référentiel réutilisable dans tous vos classeurs.
NB.JOURS.OUVRES.INTL : personnaliser le week-end
NB.JOURS.OUVRES considère toujours que le week-end est samedi-dimanche. Pour une agence ouverte le samedi, une entreprise travaillant du dimanche au jeudi, ou une semaine de quatre jours, il faut passer à la variante NB.JOURS.OUVRES.INTL, disponible depuis Excel 2010.
=NB.JOURS.OUVRES.INTL(date_début ; date_fin ; week_end ; [jours_fériés])Le troisième argument reçoit un code numérique décrivant les jours chômés. Les plus utilisés :
1 (ou omis) : samedi et dimanche, le comportement par défaut.
11 : dimanche seulement — la semaine de six jours, très courante dans le commerce.
7 : vendredi et samedi.
17 : samedi seulement.
Il existe aussi une écriture par masque de sept caractères, où 1 signifie chômé et 0 travaillé, en commençant par le lundi. Ainsi « 0000011 » reproduit le week-end classique et « 0000010 » ne chôme que le samedi.
Exercice 5 : Donnée Financière : un week-end personnalisé
Objectif : compter les jours d'ouverture d'une agence ouverte du lundi au samedi, seul le dimanche étant chômé.

Si vous devez rester compatible avec de très anciennes versions, ou avec un tableur qui ne connaît pas cette fonction, la parade consiste à revenir à JOURSEM et SOMMEPROD. C'est l'objet de l'exercice 5, « Donnée Financière : un week-end personnalisé », qui compte les jours d'ouverture d'une agence dont seul le dimanche est chômé.
=SOMMEPROD((JOURSEM(B36:B47 ; 2)<7)*1)Avec le type 2 de la fonction JOURSEM, dimanche vaut 7 : tout ce qui est inférieur à 7 est donc un jour d'ouverture. Le même principe que SOMMEPROD avec condition.
NB.JOURS.OUVRES en anglais : la fonction NETWORKDAYS
Dans une version anglaise d'Excel, NB.JOURS.OUVRES s'appelle NETWORKDAYS — littéralement « net work days », les jours de travail nets. La syntaxe est identique, seul le séparateur change : la virgule remplace le point-virgule.
=NB.JOURS.OUVRES(A2 ; B2 ; Feries) → français
=NETWORKDAYS(A2 , B2 , Feries) → anglaisLes fonctions voisines suivent la même logique : NB.JOURS.OUVRES.INTL devient NETWORKDAYS.INTL, SERIE.JOUR.OUVRE devient WORKDAY, et FIN.MOIS devient EOMONTH. Un classeur créé en français s'ouvre sans conversion dans un Excel anglais : les noms sont traduits à l'affichage.
Calculer le nombre de jours ouvrés par mois
Besoin classique en contrôle de gestion et en paie. L'erreur courante consiste à saisir la date de fin de mois à la main, ce qui casse le calcul dès qu'on change de mois. La fonction FIN.MOIS résout le problème.
Exercice 4 : Donnée Comptable : les jours ouvrés d'un mois
Objectif : obtenir le nombre de jours ouvrés du mois de clôture, sans saisir la date de fin à la main.
L'exercice 4, « Donnée Comptable : les jours ouvrés d'un mois », applique cette méthode au mois de mai, qui compte quatre jours fériés en France.
=NB.JOURS.OUVRES(C28 ; FIN.MOIS(C28;0) ; Feries)FIN.MOIS avec l'argument 0 renvoie le dernier jour du mois de la date fournie. Vous saisissez donc uniquement le premier jour du mois, et tout le reste suit. Avec l'argument 1, vous obtiendriez la fin du mois suivant.
Pour produire un tableau des douze mois de l'année, placez les premiers jours de mois en colonne avec =DATE(Annee;LIGNE()-1;1) ou plus simplement =FIN.MOIS(mois_précédent;0)+1, puis recopiez la formule de jours ouvrés en face. Un tableau croisé dynamique fera ensuite les regroupements par trimestre.
Le nombre de jours entre deux dates, week-ends compris
Si votre besoin est le délai calendaire et non les jours travaillés, aucune fonction n'est nécessaire : une date est un nombre pour Excel, une soustraction suffit. L'exercice 2, « Donnée Commerciale : le nombre de jours entre deux dates », mesure le délai entre une commande et sa livraison.
=C15-C14 → le nombre de jours calendairesUn seul piège : si la cellule de résultat était déjà au format Date, Excel affichera une date absurde des années 1900 au lieu d'un nombre. Repassez-la simplement au format Standard.
Notez que la soustraction ne compte pas la date de départ, contrairement à NB.JOURS.OUVRES. Du 2 au 31 mars, elle donne 29 alors que le mois contient 30 jours du 2 au 31 inclus. Ajoutez 1 si vous voulez inclure les deux bornes. Pour un écart exprimé en mois ou en années, c'est vers la fonction DATEDIF qu'il faut se tourner.
Exercice 2 : Donnée Commerciale : le nombre de jours entre deux dates
Objectif : mesurer le délai calendaire écoulé entre la commande et la livraison, week-ends compris.
SERIE.JOUR.OUVRE : trouver une date d'échéance
La question inverse revient tout aussi souvent : non pas combien de jours ouvrés séparent deux dates, mais quelle date tombe dix jours ouvrés après aujourd'hui. C'est le rôle de SERIE.JOUR.OUVRE. L'exercice 6, « Donnée Marketing : trouver une date d'échéance », calcule la date de lancement d'une campagne validée dix jours ouvrés plus tôt.
=SERIE.JOUR.OUVRE(C54 ; C55 ; Feries)Le deuxième argument accepte un nombre négatif : =SERIE.JOUR.OUVRE(date;-5) remonte cinq jours ouvrés en arrière, ce qui sert à calculer une date de relance avant échéance. Combinée à la fonction AUJOURDHUI, elle produit des échéanciers qui se mettent à jour tout seuls.
Sa variante SERIE.JOUR.OUVRE.INTL accepte les mêmes codes de week-end personnalisé que NB.JOURS.OUVRES.INTL.
Exercice 6 : Donnée Marketing : trouver une date d'échéance
Objectif : calculer la date de lancement d'une campagne prévue dix jours ouvrés après la validation.
Dernier cas, plus riche : le rapport entre deux périodes. L'exercice 7, « Donnée Contrôle de gestion : le taux d'avancement », divise les jours ouvrés déjà écoulés par le total des jours ouvrés du projet.
=NB.JOURS.OUVRES(C61;C63;Feries)/NB.JOURS.OUVRES(C61;C62;Feries)Exercice 7 : Donnée Contrôle de gestion : le taux d'avancement
Objectif : calculer le pourcentage de jours ouvrés déjà consommés sur un projet à une date d'observation.
Erreurs fréquentes et comment les corriger
Le résultat vaut #VALEUR!. Une des cellules de dates contient du texte. C'est le cas classique des dates importées d'un logiciel métier, alignées à gauche dans la cellule. Un test rapide : si la date ne s'aligne pas à droite, ce n'est pas une date.
Le résultat compte un jour de trop. Vous oubliez que les deux bornes sont incluses. Pour un délai « à partir du lendemain », retranchez 1 ou décalez la date de début.
Les jours fériés ne sont pas déduits. Vérifiez que votre plage contient bien de vraies dates et non du texte, et qu'elle couvre l'année concernée. Une table saisie pour 2025 n'aura aucun effet sur un calcul de 2026.
Le résultat est négatif. Les dates sont inversées. Enveloppez le calcul dans une fonction SI ou SIERREUR pour afficher un message explicite plutôt qu'un nombre trompeur.
Un conseil de terrain pour finir : faites ressortir visuellement les fériés de vos plannings avec une règle de mise en forme conditionnelle basée sur =NB.SI(Feries;$B2)>0. Les écarts entre ce que compte la formule et ce que voit l'utilisateur disparaissent immédiatement.
FAQ : les jours ouvrés sur Excel
Comment calculer les jours ouvrés entre deux dates sur Excel ?
Utilisez =NB.JOURS.OUVRES(date_début;date_fin). Les samedis et dimanches sont exclus automatiquement, et les deux dates fournies sont incluses dans le décompte.
Comment exclure les jours fériés du calcul ?
Ajoutez un troisième argument pointant vers une plage de dates : =NB.JOURS.OUVRES(A2;B2;Feries). Un férié tombant un week-end n'est pas déduit deux fois, et un férié hors période est ignoré.
Quel est l'équivalent de NB.JOURS.OUVRES en anglais ?
NETWORKDAYS, avec la virgule comme séparateur : =NETWORKDAYS(A2,B2,Holidays). Les variantes suivent : NETWORKDAYS.INTL, WORKDAY et EOMONTH.
Comment compter les jours ouvrés avec un week-end différent ?
Utilisez NB.JOURS.OUVRES.INTL et son code de week-end : 11 pour ne chômer que le dimanche, 7 pour vendredi-samedi, 17 pour le samedi seul. Un masque de sept caractères permet aussi de décrire n'importe quelle semaine.
Quelle différence entre jours ouvrés et jours ouvrables ?
Les jours ouvrés sont les jours travaillés, en général cinq par semaine, ce que compte NB.JOURS.OUVRES. Les jours ouvrables incluent le samedi, soit six par semaine : utilisez NB.JOURS.OUVRES.INTL avec le code 11.
Comment calculer les jours fériés de Pâques sur Excel ?
Le lundi de Pâques, l'Ascension et la Pentecôte se déduisent de la date de Pâques en ajoutant respectivement 1, 39 et 50 jours. Pour Pâques elle-même, préférez l'algorithme de Meeus, décomposé en étapes avec ENT et MOD, aux formules courtes du web qui donnent des résultats faux.





